Au fil des mots, les maux passent

Au fil des mots, les maux passent

Mes chroniques littéraires

Chers lecteurs,

  

Ici, vous trouverez les chroniques littéraires que je rédige pour le compte d'un autre blog appartenant à une autrice indépendante.

 

Si vous souhaitez avoir mon avis et voir la "critique" (toujours bienveillante mais objective) de votre livre publiée ici et ailleurs, n'hésitez pas à m'envoyer votre ouvrage poétique en pdf, par messagerie privée ! 

Au plaisir de vous lire prochainement...

Sophie


Instantanés / Christelle Dumarchat

Chronique réalisée pour le blog de Céline Thibault.

Article, couverture et détails sur le recueil à retrouver ici :

http://ivre.de.livre.chroniques.over-blog.com/2017/07/recueil-de-poesie-instantanes.html

 

 

Instantanés, Christelle Dumarchat

 

C’est avec curiosité que je décidais de lire ce recueil par un matin d’été timide où le soleil commençait à percer. Le titre m’appelait et j’imaginais une lecture aussi instantanée que le café soluble du même nom. Vite préparé, vite lu et vite apprécié…

 

Tout s’est presque passé ainsi…

 

Mon avis général

Ce recueil s’adresse avant tout aux amateurs de genres littéraires variés. Ceux qui aiment donc tous les cafés ! En l’absence de chapitres répertoriant les textes selon leur nature, le lecteur se voit lire tantôt un haïku, tantôt un poème, tantôt une humeur, tantôt une nouvelle.

Amateurs de récits contemplatifs et descriptifs, ce recueil est pour vous !

La mélancolie y est présente, ce qui rend l’ensemble assez émouvant, parfois. De la tristesse, de la nostalgie et une trop rare pointe d’humour composent ces instantanés.

L’ensemble est un peu philosophique, sage et apaisé (notamment pour les haïkus). On a l’impression que la conscience de l’auteure s’éveille.

 

Les +

. L’écrit est fluide et les phrases sont courtes. J’aime ce genre de phrases qui permettent au lecteur de respirer.

. Mention spéciale aux nouvelles qui auraient mérité un recueil à elles-seules.

. Les nouvelles Compromettant et Une étrange magie, ainsi que la poésie Nées femmes, ont retenu toute mon attention.

 

Les –

. Même si l’effet « instantané » est voulu, recherché et assumé par l’auteure, le lecteur ne s’y retrouve pas. Il cherche en vain un lien inexistant entre les textes. On aimerait au moins que les écrits (de natures diverses) soient regroupés par thèmes ou chapitres. Un instantané peut-il être organisé… ? Pour le lecteur, oui, c’est primordial car c’est toujours dérangeant de lire du pêle-mêle, de passer d’un genre à un autre sans fil conducteur.

. On apprécierait beaucoup que les haïkus, véritables moments instantanés pour le coup, soient présentés dans leur forme traditionnelle, à savoir sans ponctuation. Ils seraient ainsi plus poétiques, plus esthétiques et plus dans l’urgence du ressenti du moment présent.

. Sur l’ensemble du recueil, on aimerait une mise en page plus soignée et régulière (avec un parti pris à prendre sur le centrage des textes). Elle faciliterait la lecture et légitimerait le contenu en le mettant en valeur.

. On aimerait des photos aux couleurs plus nettes, plus vives et plus poétiques.

 

Pour résumer, ce café n’est pas instantané mais plutôt « préparé », comme un mélange de plusieurs arômes mixés qui mettent le lecteur, non pas en fuite, mais en grand questionnement sur ce qu’a voulu lui faire boire la barista. Ce mélange est dommage car certains arômes de ce recueil sont vraiment savoureux !

 

Sophie G.

 

 

 

 

 


27/09/2017
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La part des anges / Haziel

Chronique à retrouver sur le blog de Céline :

http://ivre.de.livre.chroniques.over-blog.com/2017/07/chronique-sur-le-recueil-de-poemes-de-haziel-la-part-des-anges.html

 

La part des anges, Haziel

 

Les anges, il faut l’avouer, c’est MON truc du moment ! Autant dire que parmi le large choix de livres qui m’étaient proposé, je n’ai pas hésité longtemps à me jeter sur celui-ci. Et j’ai drôlement bien fait !!!

 

Avec un tel titre et un tel nom de plume (Haziel est à la fois le nom d’un ange et le pseudo de l’auteur), on s’attend forcément à ne plus toucher terre, à décoller dans les cieux parmi les ailes et les auréolés, nager dans du coton épais ; on s’attend à du beau, du grand, du fort.

 

Déjà, la couverture est superbe, assez féminine malgré que l’auteur soit un homme, et la mise en page est magnifiquement poétique !

 

Ensuite, au fil de la lecture, on en vient à se demander si l’ange et l’auteur ne sont pas une seule et unique personne. L’ange Haziel aurait-il dicté les vers à la plume Haziel ?

Je m’explique : tout vient du cœur, rien ne paraît forcé. Les vers ont l’air de « descendre d’en haut », comme dictés ; ils coulent de manière simple. Les rimes semblent tomber à point sans avoir à les chercher. C’est extrêmement fluide, beau et vraiment agréable à lire.

 

Je qualifierais ce recueil d’un mélange de divin, mystique, ésotérique et religieux, tout cela dans le sens de la conscience et de l’atmosphère.

Haziel, le poète, est intelligent : les mots écrits sont recherchés et fins, peu courants.

Sa poésie a du sens, un sens profond ! Elle nous balade dans diverses ambiances et domaines : de la politique à la philosophie, du militant au social, du souvenir au constat, de l’humain au profil sociologique, de la métaphore à l’onirique…

 

Les +

Le joli camion blanc, hommage très touchant et élégant fait aux victimes des attentats de Nice ; La maison close, acrostiche assez drôle ; Les jeunes amants

 

Le -

De très rares fautes d’orthographe subsistent et quelques décalages d’espaces et de virgules viennent rompre le charme. Le tout reste néanmoins enchanteur !

 

En conclusion, j’ai adoré ! Cette poésie, c’est du très haut niveau !

Je recommande chaleureusement ce recueil empli d’humanité et de profondeur. Il fait réfléchir de manière saine, nous procure moultes émotions et nous donne envie d’être bon, sage et beau dans toutes nos dimensions.

Bravo Haziel !!... et merci !

 

Sophie G.


27/09/2017
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La vie, l'amour, la mort / Virginie Krahn

Chronique et couverture à retrouver sur le blog de Céline :

http://ivre.de.livre.chroniques.over-blog.com/2017/08/chronique-de-virginie-krahn-la-vie-l-amour-la-mort.html

 

 

La vie, l’amour, la mort de Virginie Krahn

 

« La vie, l’amour, la mort » est un court recueil de poésie se lisant très vite et extrêmement facilement.

 

L’auteure, Virginie Krahn, écrit de façon concrète et brute, simplement et sans chichis, ce qui rend la lecture facile, accessible et compréhensible par tous (ce qui n’est pas toujours le cas en poésie).

 

Je précise pour les amateurs du genre que les rimes ne sont pas systématiques et, de ce fait, le rythme est plutôt saccadé et inégal. On pourrait aisément dire que, parfois, nous avons plutôt l’impression de lire un texte reflétant un état d’âme instantané plutôt qu’un poème dans sa forme la plus traditionnelle.

 

Le recueil est majoritairement écrit à la première personne du singulier (je). Cela laisse supposer une œuvre autobiographique…

L’auteure nous donne l’impression d’être à fleur de peau, tantôt en état de colère intérieure, tantôt morose ou tourmentée. L’ensemble est par conséquent assez triste et sombre et plaira sans conteste aux amateurs de poèmes mélancoliques, voire un peu tragiques.

Virginie Krahn utilise des mots noirs tels que « sombre », « larmes », « désastre », « haine », « malade », « peur », « malheur », « peine », « fardeaux », « souffrance », etc. Soyez prévenus !

 

On aurait tendance à vouloir la prendre dans nos bras, la soigner, la bercer en lui disant que malgré la rudesse de la vie que nous explorons tous, elle reste belle cette vie si on y met un peu d’optimisme et d’espoir ! On voudrait sécher ses pleurs et ses craintes que l’on sent poindre dans ce recueil… Recueil a priori libérateur pour la poète !

 

Ce que l’on aimerait :

-        Plus d’optimisme dans la souffrance ; plus de gaieté ;

-        Plus de rythme dans les vers ;

-        Des rimes plus fluides.

 

Ce que l’on retient :

-        Le chapitre sur l’amour, plus doux que ceux sur la vie et la mort ;

-        Les textes suivants : « Le thé », « Je ne veux pas que tu meures », « Je t’aime quand même ? » et « Rencontre ».

 

En conclusion, je recommande ce recueil aux lecteurs aimant les émotions noires et les sentiments tristes. Amateurs de rimes et de rythme, vous serez peut-être déçus mais vous explorerez sans doute de nouveaux univers dans la sphère du ressenti humain !

Bonne continuation à l’auteure et souhaitons-lui de jolies publications à venir… !

 

Sophie G.


27/09/2017
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Se taire dans le silence d'un bruit / Alexis Canonne et Aurélien Di Sanzo

Chronique réalisée pour le blog de Céline Thibault.

Article, couverture et détails sur le recueil à découvrir ici : 

http://ivre.de.livre.chroniques.over-blog.com/2017/09/chronique-de-a.canonne-et-a.di-sanzo-se-taire-dans-le-silence-d-un-bruit.html

 

 

Se taire dans le silence d’un bruit, A. Canonne et A. Di Sanzo

 

Ah ! cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant régalée de vers, de rimes, de rythme, de prose, de métaphores et de profondeur.

Voici un magnifique recueil écrit par de véritables poètes !

 

Je tiens tout d’abord à remercier Céline, notre blogueuse, pour l’envoi de ces pages, et Alexis et Aurélien qui les ont écrites. En effet, ce recueil a été écrit à 2 mains. Cela pourrait laisser supposer un mélange de genres accumulés, un tout un peu déstabilisant et hétéroclite, mais il n’en est rien !

Vous lirez surtout des poèmes en vers et en rimes, agrémentés de quelques lignes en prose. L’ensemble est si harmonieux que l’on se laisse porter d’une plume à l’autre, d’un style à l’autre, sans au final ne plus savoir que 2 auteurs se sont partagés les pages. Bravo à Alexis et Aurélien pour l’homogénéité parfaite de ton… nous pourrions croire qu’une seule plume a glissé sur le papier !

 

Cette poésie est intelligente et use d’un vocabulaire aussi beau que choisi et recherché. Elle propose des images sur l’amour, les éléments (le soleil, le ciel, la mer, etc.) ; des métaphores sur la vie et ses événements ; un peu de philosophie et beaucoup de douceur.

Cette poésie est suggestive et laisse la liberté au lecteur d’imaginer ce qu’il veut selon son humeur ou sa vision et sa compréhension du moment. C’est donc une poésie à diverses lectures possibles.

Vous lirez également quelques lignes vous menant vers l’onirisme. Bref. Tous vos sens pourront être en éveil !

 

Les auteurs sont jeunes, ils ont une petite vingtaine d’années. Sachant cela, vous serez frappés par la sagesse et la maturité qui émanent de cet ouvrage. Alexis et Aurélien auraient-il déjà vécu plusieurs vies pour avoir ainsi des personnalités si affirmées ?!? Clin d'œil

Mais rassurez-vous, qui dit « sage » ne dit pas « vieux » et les poèmes sont vraiment frais !

 

Ce que l’on adore :

-        Le titre mystérieux et ambigu. Comprenne qui veut… ;

-        La magnifique préface, ode à l’amitié et à l’introspection ;

-        La superbe postface qui est une poésie à elle toute seule ;

-        Des bribes de poèmes vraiment surprenantes :

« C’est au milieu de rien / Que pour la première fois / Je pense à tout… »,

« Vouloir ce qui suffit / ne suffit pas hélas ! ... »,

« Le soleil poursuit, / lui qui disparaît, / l’homme sans contours. »

 

Le seul bémol :

-        La couverture très pâle, presque invisible…

Mais peut-être pouvons-nous la comprendre comme étant une métaphore du silence ?

 

En conclusion, je vous recommande vivement de courir vous procurer cette petite merveille poétique, somptueux recueil empli de grâce !

 

Sophie Garrec


28/09/2017
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Une page, Une pensée / DarkAngel

Chronique à retrouver ici :

http://ivre.de.livre.chroniques.over-blog.com/2017/09/chronique-de-dark-angel-une-page-une-pensee.html



 

Une page, Une pensée, DarkAngel

 

Une page, une pensée…

Ce titre m’avait donné l’impression que j’allais ouvrir un recueil philosophique, un peu intellectuel, abordant des thèmes variés.

Je vous ôte tout de suite l’ambiguïté. Il est essentiellement question d’amour ici.

Amoureux d’amour, foncez !

 

Vous découvrirez d’abord une très jolie couverture dans les tons blancs, gris et noirs.

Vous lirez ensuite le nom de la poète, DarkAngel. Le recueil est vraiment à l’image du pseudo choisi, en tout cas pour son côté sombre. Très triste, mélancolique et souvent larmoyante, Angel essaie néanmoins parfois de déployer ses ailes d’ange pour se persuader de rester optimiste. Mais sa tentative est mince et sa quête ne semble pas atteinte.

Elle nous raconte ses tracas et les douleurs que tout un chacun vit au quotidien (le deuil, les ruptures, les déceptions, le burn-out, etc.).

Angel écrit pour se soigner et ça se ressent ! Elle nous évoque principalement ses histoires de cœur à elle et nous balade au fil de ses émotions intimes. C’est très personnel, très brut et très simple, parfois trop ! le côté « brut » casse malheureusement le rythme que l’on désire trouver lorsque l’on lit de la poésie en vers et en rimes.

 

Concernant le style, il est très moderne et actuel et plaira surtout aux non-initiés en poésie, ceux particulièrement qui n’aiment pas les classiques contemplatifs de la nature.

Les textes sont très faciles à lire. Le vocabulaire n’est pas spécialement poétique, il est élémentaire et compréhensible. Le recueil est très court et se lit très vite.

 

Ce que l’on aimerait :

-        On aimerait moins de fautes d’orthographe ;

-        On aimerait un rythme plus travaillé et un vocabulaire enrichi ;

-        On aimerait que l’auteure s’extériorise un peu en nous racontant sa perception des gens, la vie en général… On aimerait en fait qu’elle utilise moins le « je » et qu’elle arrive à transposer ses propres mots sur d’autres sujets (il, elle, vous, Jeanne, Henri, …, mais tout en parlant d’elle). Ça apporterait de la puissance aux textes et permettrait aux lecteurs de s’identifier plus facilement, avec empathie.

 

Ce que l’on aime :

-        Le pseudo de la poète ; la présentation classique et simple des textes ;

-        Le texte « Idées noires », a priori autobiographique, sur la dépression. Il est triste mais très beau !!! Vous pourrez facilement vous identifier ou identifier une personne de votre entourage.

 

En conclusion, on a hâte de lire le prochain recueil et d’y découvrir une poète ayant réussi à dépasser ses inquiétudes sur le monde et à accepter ses déceptions. On l’espère joyeuse (même dans le sombre, c’est possible) et ouverte vers le monde extérieur !

 

Bonne continuation à DarkAngel et merci à elle de nous avoir fait découvrir son univers. À suivre, talent prometteur…

 

 

Sophie G.


27/09/2017
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