Au fil des mots, les maux passent

Au fil des mots, les maux passent

Un vol de saucisses

 

 

Ce matin Mathis

Le boucher de Nice

Appelle la police

Pour un vol de saucisses

 

Le sergent se hérisse

Que le voleur puisse

Avec tant de malice

Dérober ces délices

 

Par terre : un tournevis

Et des petites vis

Que le lieutenant ratisse

L’énigme se tisse…

 

Sans attendre il revisse

L’étal en verre bien lisse

Qui était hors service

Après les odieux sévices

 

Il est temps pour Mathis

Que ses barquettes se remplissent

De saucisses par six

Aux herbes et aux épices

 

 

Les yeux du sergent se plissent

Laissant grossir l’iris

Qui découvre une miss :

Petite souris métisse

 

La voleuse se hisse

Sur une plinthe et puis glisse

Dans un petit orifice

Qui lui servait d’office

 

Elle joue la nourrisse

De ses petits complices

Et nourrit sur ses cuisses

Ses bébés qui gémissent

 

Trop mignons, ils sont dix

C’est pour eux les saucisses

Pour qu’ils mangent et grandissent !

 

 

Septembre 2015

 

@Au fil des mots, les maux passent



03/10/2015
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