Au fil des mots, les maux passent

Au fil des mots, les maux passent

La gifle de trop

 

 

Une gifle qui la fouette

Un coup de poing dans sa figure

Traînée par terre, par sa couette

Battue, fouettée, c’est la torture

 

Elle perd son sang mais plus encore

Sa dignité plus que son corps

Sa joie de vivre et son bonheur

Sa liberté et son honneur

 

Une dent fêlée, un bleu au ventre

C’est c’qu’elle redoute quand il rentre

Alors elle joue la bienveillance

Pour éviter qu’il ne la tance

 

Alors…

Elle triche son plaisir à le retrouver

Elle cache sa peur d’être cassée

Elle feint la jouissance…

De sa présence !

 

Elle pose des silences sur ses maux

Elle tait l’odieux et soigne sa peau

Pour que rien ne se voit

Pour oublier qu’elle a le choix

 

Elle ne veut pas choisir

Lui et ses frappes vont de pair

Elle ne peut pas partir

Sans lui elle craint de manquer d’air

 

Pourtant il l’étouffe peu à peu

Sans qu’elle le sente, durcit son « jeu »

Un jour la gifle sera de trop

Brisant le jouet en mille morceaux

 

Mais en attendant…

Elle serre les dents…

Elle hydrate ses jambes écorchées

Elle enrubanne ses ongles arrachés

 

Elle masse son corps meurtri

Elle pleure son âme salie

Elle se maquille, met ses lunettes

Sort dans la rue, mine guillerette !

 

 

Mai 2014

 

@Au fil des mots, les maux passent



22/05/2014
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